Bota Bota

Témoignage: la maladie chronique et le confinement

Je brise aujourd’hui le quatrième mur afin de vous faire entrer, quelques instants, dans ma vie. Depuis plusieurs mois, j’ai la chance et le privilège d’être confinée et de pouvoir travailler de la maison, comme bon nombre de mes collègues et de mon entourage. Une situation qui je le sais, n’est malheureusement pas donnée à tout le monde aujourd’hui.

Atteinte de Fibrose Kystique, maladie chronique héréditaire qui touche principalement les poumons et le système digestif, je fais partie des personnes hautement à risque par la contamination du COVID-19.

Je m’adapte, comme tout le monde, à ce changement de vie étonnement lent et sédentaire, avec cette pointe d’attention en plus. J’aimerais vous dire que j’aborde cette situation avec philosophie et que je prends mon mal en patience. Mais ma réalité me rattrape souvent, entre mes appels et mes courriels. La peur de voir mon souffle se dégrader rapidement est omniprésente; je reste ainsi à l’écoute de mon corps. Je le fais depuis 28 ans, mais aujourd’hui, cette écoute est encore plus précieuse, car préventive dans un futur on ne peut plus incertain. Depuis ma naissance, nombreuses ont été les batailles contre la Fibrose Kystique, toutes gagnées grâce à l’aide d’un personnel hospitalier compétent, de ma famille et de mes amis. Mais ce printemps a un goût différent, car celui-ci dépend fortement des actions quotidiennes de chacun.

Travailler pour une entreprise comme le Bota Bota, c’est penser au bien-être, à celui des autres et au sien, au quotidien. Tout au long de l’année, je tâche de vous faire rêver et de vous instruire au travers de mes divers contenus, dans l’espoir qu’ils sauront vous apaiser et vous ressourcer. Je me préoccupe de ce qui peut importer à notre merveilleuse communauté, à vous, nos lecteurs, nos clients. J’ai la chance de pouvoir continuer du confort de ma maison, à vous faire voyager, notamment grâce à nos nouvelles capsules d’Imageries Méditatives, et de vous offrir un soulagement en ces temps incertains.

C’est la raison pour laquelle je suis aussi très fière de déployer mes efforts créatifs afin d’aider le CHUM, qui œuvre sans répit à soigner ceux qui en ont besoin. Cet établissement possède une place spéciale dans le cœur du Bota Bota : en décembre 2018, j’accompagnais nos massothérapeutes venus masser bénévolement des patients atteints de Fibrose Kystique afin de leur donner un instant de répit.

Aujourd’hui, nous souhaitons prêter main-forte aux équipes, en leur versant 10% des ventes de nos cartes-cadeaux.

Le Bota Bota et le CHUM sont deux lieux qui soignent, chacun à leur façon, le corps et les âmes de chacun. Si je témoigne aujourd’hui c’est parce que je connais le pouvoir et la valeur de ces deux institutions grâce à l’impact positif qu’ils ont eu dans ma vie, dans mon cheminement, autant personnel que professionnel.  Des lueurs d’espoir, des phares dans une mer mouvementée.

Installée sur ma terrasse ce matin, j’ai aperçu un arc-en-ciel dans mon verre d’eau. Discret, mais parfaitement présent.

Photo: Thibault Carron